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Témoignage de Mme DEFOURNIAUX à Madagascar
Quinze jours de visite de différentes communautés de Madagascar m'ont permis de pousser jusqu'à Anjomakeli (17kms au sud de Tananarive). Madame Madeleine Randretsa (directrice de l'établissement) m'a accueillie le 22 novembre (2008) durant quelques heures. Elle m'a fait visiter le centre - une petite merveille : bâtiments spacieux, salles de classe, salle à manger décorée par un groupe de jeunes venus cet été, bibliothèque, sanitaires (WC, lavabos douches), une chapelle, un terrain de jeux avec abri, le tout construit sur le terrain jouxtant sa propre demeure et clos par un mur en briques rouges. Tous les enfants sont propres et bien tenus. Madame Randretsa et son équipe veillent à ce que chacun soit instruit, nourri correctement ; elle veille aussi à la santé par un suivi médical régulier. Certains enfants sont demi -pensionnaires, ils font parfois plusieurs kms à pieds pour se rendre à l'école, d'autres sont orphelins et restent au centre toute l'année. Les plus grands sont scolarisés en collège, lycée et même à l'université à Tananarive. Madame Randretsa (75 ans) est une femme malgache digne, respectable, respectée et aimée de tous avec un charisme et un sens des autres. Cette école est au centre de toutes ses préoccupations. Toute son énergie est concentrée sur sa réalisation. J'ai fait la connaissance aussi de PATRICIA, jeune fille souriante de 12 ans. Je la parraine depuis son entrée à l'orphelinat, il y a 4 ans. C'est avec beaucoup de joie que nous nous sommes rencontrées toutes les deux. Après avoir fait le tour de chaque classe et salué tous les enseignants et leurs élèves, j'ai assisté à la descente du drapeau, accompagnée de l'hymne national chanté par les enfants rassemblés dans la cour. Puis Madame Randretsa m'a raccompagnée à l'épiscopat où je passais mes dernières heures en pays malgache avec mon groupe de pèlerins savoyards. Ces quinze jours passés à Madagascar m'ont permis de découvrir la solidarité des malgaches entre eux. Ils ont besoin des aides financières humanitaires pour mener à bien leur œuvre de reconstruction et nos parrainages, entre autres, leur sont précieux. Mme DEFOURNIAUX |
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