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Témoignage de Claire Weigel - Vietnam
Dimanche 9 janvier 2005. Après trois jour à Hanoï, nous sommes arrivés à Hué en avion. Monsieur Ngo, un Monsieur très digne d'une extrême gentillesse, contacté par mail grâce à Mesdames Brosset et Rioux, nous attendait à l'hôtel en compagnie de Sœur Bich qui avait repéré les lieux la veille en taxi. Un grand merci à toutes deux sans qui tout cela n'aurait pas été possible. Un taxi nous a emmenés dans le quartier où habitent Cong et sa famille. Tous les voisins sont sortis pour nous voir arriver. La famille de Cong nous attendait devant la nouvelle maison qu'ils viennent de faire construire : une seule pièce en béton brut, avec un toit en tôle, et pour tout mobilier un lit et une petite table en plastique avec quatre chaises.
 
La maman de Cong m'a prise dans ses bras et s'est mise à pleurer, et moi avec ! C'était très émouvant de les voir après 6 ans de parrainage, de photos, de lettres. Ils nous ont fait entrer chez eux et servi le thé. Nous leur avons donné des cadeaux. La Maman de Cong s'est mise à pleurer. Sœur Bich m'a traduit ce qu'elle disait : elle était très heureuse de notre visite. J'avais l'impression qu'elle et moi, faisions partie de la même famille. Claude, mon mari, a fait des photos de tout le monde. Les enfants, cousins et voisins, étaient tous venus. Ils étaient très excités, sautaient sur le lit, couraient partout en riant, et s'amusaient à poser pour les photos pour les regarder ensuite sur l'écran. Le plus petit nous a chanté une chanson apprise à l'école. La Maman de Cong me tenait très fort, et j'étais très émue. Pour nous, c'était aussi beaucoup de joie et en même temps le sentiment très fort que le peu que l'on fait et qui leur semble si grand n'est rien en comparaison de ce que l'on pourrait faire encore.
 
Nous avons décidé de parrainer le petit frère de Cong qui n'a pas encore de parrain. Et puis, surtout, j'ai décidé de pousser les gens autour de moi à parrainer d'autres enfants. Je crois qu'on ne mesure pas bien la nécessité de le faire tant que l'on n'a pas mis les pieds au Vietnam. Mais une fois ici, l'évidence s'impose. Et ce que l'on croyait faire pour aider un peu devient incontournable quand on voit à quel point les enfants d'ici ont besoin de notre soutien. Cong adore les mathématiques, il travaille très bien à l'école et espère un jour devenir médecin. S'il y arrivait, ce serait formidable. Nous ferons tout pour qu'il ait les moyens de réussir. Merci mille fois à SOS Enfants sans Frontières de nous permettre de vivre des moments aussi intenses et riches, et d'avoir agrandi notre famille.
 
J'espère que ce témoignage pourra aider SOS ESF à trouver encore de nouveaux parrains.
 
Merci pour votre aide et amitiés.
 
Claire Weigel