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SOS ESF est avant tout une ONG de parrainages qui axe son action sur l'aide aux enfants les plus défavorisés, afin que ces enfants démunis puissent être scolarisés et bénéficier également d'un repas par jour. Ces parrainages contribuent aussi au financement de matériels et fournitures scolaires.
L'Association intervient en Haïti, au Vietnam, en Thaïlande, à Madagascar, au Liban et au Cameroun.

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Les Poussières de Vie

un jeune cireur de chaussures
Une population en marge de la société : les sampaniers
 
15 000 personnes vivent de façon permanente sur les « sampans », sortes de barques installées le long de la rivière des Parfums à Hué, dans des bidonvilles flottants. La vie de cette population est caractérisée par la précarité économique, la promiscuité, les problèmes sanitaires et les difficultés liées à la scolarisation et au travail de leurs jeunes enfants. Leurs revenus sont les plus faibles et les plus instables de la ville. La plupart des enfants des rues de Hué proviennent de cette population.
 
Le problème des enfants des rues,
les   « Poussières de Vie »
 
A Hué, ancienne capitale impériale du Vietnam, compte parmi ses 310 000 habitants environ 2000 enfants défavorisés en situation difficile et exclus du système scolaire.   Plus de 800 jeunes sont en situation de vagabondage. On les appelle "Poussières de Vie". 80% de ces enfants ont commencé à travailler dès leur plus jeune âge avec leur famille et se retrouvent rapidement dans la rue matin, midi et soir. Il faut y vivre, y survivre.
Ces enfants subsistent grâce à de petits métiers : vente de journaux, de billets de loterie, ramassage de déchets recyclables, cireurs de chaussures, mendiants, en louant leurs services à l’heure, à la journée (voir photos en annexe). Ce sont des candidats potentiels et involontaires à la prostitution et à la délinquance, voués à la vie d’errance de la rue et à ses violences.
 
 
un groupe d'enfants devant le centre
 
Les centres d’accueil de SOS Enfants Sans Frontières
 
 
 
 
En 2003, face à cette situation, SOS Enfants Sans Frontières a mis en place 3 centres d'accueil de jour à Hué, pour les enfants des rues de 7 à 15 ans. Ces structures ouvertes de 6h à 22h offrent abris, repas et scolarisation à 120 enfants des rues. Ces centres construits près des marchés (là où l’on trouve le plus d’enfants essayant de trouver du travail ou glanant de quoi manger), leur permettent ainsi d'établir des contacts avec d'autres jeunes et leur offrent d'autres alternatives à la délinquance, la prostitution, l'exclusion et, à terme, les aident dans leur réinsertion.
Les enfants y sont nourris et ont accès à des activités ludiques et éducatives (badminton, ping-pong, lecture...). Après un repas offert chaque soir, des classes de soutien scolaires, apelées "classes du coeur", sont ouvertes pour ceux qui le souhaitent.

Ce projet contribue à :
- accompagner les jeunes des rues dans leur démarche de rencontre avec d’autres jeunes et avec des éducateurs
- assurer leur scolarisation
- leur donner des notions d’hygiène, de santé, de prévention des fléaux sociaux.
La première année 120 enfants ont pu bénéficier de l’aide de ces centres. En réinsérant et en scolarisant ces enfants, nous leur offrons également la possibilité de suivre une formation complémentaire dans des centres professionnels, afin qu’ils apprennent un vrai métier et puissent ainsi subvenir de façon plus conséquente à leurs besoins et à ceux de leur familles.

Les partenaires du projet

Au niveau local, plusieurs partenaires nous soutiennent dans la réalisation et la gestion de ce projet :
- le Comité Populaire de la ville de Hué
- le Comité de la Démographie, des Familles et des Enfants – CDFE
- les bureaux des quartiers
- l’Association des Femmes
- l’Union des Jeunes de la ville de Hué
 

Au niveau financier, notre projet a été appuyé par :

- la Ville de Rennes
- la Guilde Européenne du Raid (dans le cadre des Dotations Nord-Sud)

Nous avons également accueilli des étudiants français pour des missions d’observation et d’animation afin de les sensibiliser à la question des enfants des rues. 
Aujourd’hui, nous cherchons à atteindre deux nouveaux objectifs dans le cadre de ce programme :
- construire un centre d’hébergement de nuit pour ces enfants des rues et permettre à ces enfants d’accéder à des apprentissages afin qu’ils puissent  acquérir un savoir-faire professionnel et vivre dignement de leur travail.

 
Formation coiffure
Les prolongements de notre action
 
Projet de formation professionnelle d'enfants et de jeunes des rues à Hué
 
Favoriser, par  le biais de l'apprentissage professionnel, l'insertion de 50 enfants et jeunes dans les divers tissus économiques et sociaux de la ville de Hué afin de sortir ces "Poussières de vie" de la rue.
 
Depuis septembre 2009, grâce à un financement de la Fondation Total et à la générosité des parrains, SOS ESF offre également la possibilité à ces jeunes de suivre une formation dans des centres professionnels, afin qu'ils apprennent un vrai métier et puissent ainsi subvenir de façon plus conséquente à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Ces jeunes y suivent une formation professionnelle d'une durée de 1 à 3 ans et sont placés chez un artisan local, sur le même principe que l'apprentissage en France, mais adapté au système économique vietnamien. Ils sont ainsi formés à un métier représentatif du tissu économique de la société vietnamienne.
 
En octobre 2009, le projet d'apprentissage a débuté pour 50 jeunes d'environ 16 ans (30 venant des centres de SOS ESF, 20 autres venant des différents quartiers de Hué et des communes avoisinantes). Ces jeunes ont été choisis selon des critères sociaux. Ils peuvent suivre des formations en menuiserie bois/ébénisterie (3 ans), menuiserie aluminium (3 ans), mécanique, peinture, électricité, fabrique d'objet votif en papier (2 ans), couture (3 ans), coiffure (2 ans), comptabilité, ferronnerie, orfèvrerie, artisanat...Ces formations font l'objet de conventions signées entre l'établissement d'apprentissage ou le maître de stage, l'élève et le Bureau Social et Populaire du Travail (BSTI). Les maîtres de stage sont rémunérés par SOS Enfants Sans Frontières.
 
A l'issue de leur apprentissage, les jeunes bénéficient d'un appui technique et financier de la part du BSTI et du Comité populaire de la ville pour leur recherche d'emploi.

 
Les partenaires locaux
 
Sur ce programme, SOS ESF travaille en étroite collaboration avec la ville de Hué, et plus particulièrement avec les services décisionnels de la ville, réunis au sein d'un comité de pilotage fixant les objectifs de l'action et constitués par : le Comité populaie de la ville de Hué, le Centre de coopération internationale de la ville, le Bureau Social et Populaire du Travail (BSTI) représenté par Mme Kim Anh.
Sur place, le projet est géré et suivi par M. Ngô, coordinateur de l'association SOS ESF et par un représentant du Centre de la coopération internationale de Hué et du Bureau Social et Populaire du Travail.
 
 
Bilan du projet, un an après son démarrage
 
 
En octobre 2010, Mme Hélène Tuyet Ba Rioux, Présidente de SOS ESF et initiatrice du projet, et M. François Nguyen Thi Haï, membre de SOS ESF, ont effectué une mission d'évaluation du projet. Ils ont pu rencontrer les autorités locales, les acteurs locaux chargés du programme, les artisans formateurs des enfants et les élèves bénéficaires et visiter plusieurs ateliers de formation.
 
Sur 50 jeunes inscrits en début de projet, le programme a été suivi régulièrement par 30 jeunes au cours de la 1ère année (octobre 2009 à novembre 2010). Les abandons en cours de formation peuvent s'expliquer de différentes façons : beaucoup de ces jeunes continuent de travailler de façon plus ou moins régulière pendant leur formation, ce qui est difficilement compatible avec les horaires de l'apprentissage ; certains jeunes supportent difficilement les contraintes liées à la formation puisqu'ils ont vécu jusqu'à présent une vie libre dans la rue ; parfois, il peut s'agit d'un abandon pour raison familiale comme par exemple le cas d'un élève qui a dû quitter Hué pour suivre ses parents qui ont trouvé un travail dans une autre ville.
 
Les 30 enfants qui ont suivi la formation de façon assidue sont pour la plupart bien intégrés dans leur entreprise et sont, au dire de leurs maîtres d'apprentissage, conscients des enjeux qui sont les leurs. Ils sont motivés, sérieux et assidus. Cette chance qui leur est offerte les rend réceptifs aux besoins de bien se former.
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